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Question écrite concernant l'usage de radars de chantiers en Région bruxelloise.

de
Marc-Jean Ghyssels
à
Elke Van den Brandt, ministre du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargée de la mobilité, des travaux publics et de la sécurité routière (question n°48)

Matière(s):
 
Date de réception: 22/10/2019 Date de publication: 15/11/2019
Législature: 19/24 Session: 19/20 Date de réponse: 14/11/2019
 
Date Intitulé de l'acte de Référence page
25/10/2019 Recevable p.m.
 
Question    En août dernier, un accident a coûté la vie à Loïc, 27 ans, ouvrier qui travaillait sur l’E42. Cet incident tragique a permis de mettre en lumière toute la dangerosité de ces chantiers routiers.

Selon l’institut pour la sécurité routière, VIAS, le nombre d’accidents ayant lieu dans chantier routier ne cesse d’augmenter ces dernières années (+19% dont 14% sur autoroute et 21% sur les autres routes depuis 2014). Concrètement, ça signifie que plus de 3 personnes par jour sont tuées ou blessées dans un accident ayant lieu dans un chantier routier dans notre pays
.
Une des solutions facile à mettre en place serait la pose de davantage de radars mobiles sur ces chantiers routiers.

Madame la Ministre,

- Des radars mobiles sont-ils actuellement uniquement dédiés aux chantiers routiers en région bruxelloise ? Si oui, combien ?
- Dispose-t-on de statistiques spécifiques liées à cette augmentation des accidents pour la région bruxelloise ?
- D’autres solutions ou bonnes pratiques sont-elles prévues pour pallier ces accidents ?
 
 
Réponse   

Chaque zone de police a défini son plan zonal de sécurité dans lequel elle précise les actions qu’elle mènera sur sa zone. Il n’y a pas à ma connaissance de zone de police qui a dédicacé un matériel spécifique pour les chantiers en Région bruxelloise.

Pour ce qui concerne les statistiques d’accidents liés à un chantier en Région de Bruxelles-Capitale, j’ai déjà pu dire à votre collègue M. De Beukelaer, que si le nombre d’accidents se produisant à l’occasion de chantiers augmente régulièrement depuis 2014, leur gravité n’augmente pas. Il s’agit principalement de blessés légers.

En termes d’usagers, on retrouve les usagers traditionnellement les plus impliqués dans les accidents en RBC, à savoir les conducteurs et les piétons. Même si ces derniers sont particulièrement vulnérables, il est important de noter que les accidents, même s’ils sont bien évidemment trop nombreux, restent cependant de faible gravité (voir chiffres repris dans le tableau ci-dessous).

Cette gravité relative indique que le choc lors de la collision est modéré, supposant des vitesses relativement maitrisées.

Nombre de victimes par caracteristiques locales: chantier/ayant incidence sur la chaussée en RBC



Total victimes



Chantier / travaux ayant incidence sur la chaussée


Blessé(s) grave(s)

Blessé(s) léger(s)

T30j

indemne


Total (ALL)

393

7

216

1

169


year






2014

60

.

35

.

25


2015

66

1

39

.

26


2016

80

2

43

1

34


2017

88

2

46

.

40


2018

99

2

53

.

44


Aantal slachtoffers voor lokale kenmerken "werken met invloed op het wegdek" in het BHG



Totaal aantal slachtoffers



Werken met invloed op het wegdek


Zwaar-gewonde(n)

Licht-gewonde(n)

Overleden binnen 30d

Geen letsel


Totaal (alle jaren)

393

7

216

1

169


Jaar






2014

60

.

35

.

25


2015

66

1

39

.

26


2016

80

2

43

1

34


2017

88

2

46

.

40


2018

99

2

53

.

44


Autres solutions pour éviter accidents :

La gestion des autorisations de chantier par la Commission de Coordination des Chantiers permet d’examiner les incidences des chantiers sur la sécurité routière de l’ensemble des usagers. Les autorisations délivrées sont conditionnées à un visa des zones de police concernées, notamment sur les mesures de circulation mises en place (déviation, rabattement, signalisation, etc.). Celles-ci ont une bonne connaissance de terrains qui leur permet d’identifier les éventuels risques d’accidents et, par conséquent, les mesures d’accompagnement.

Parmi les mesures prises à l’occasion des chantiers, il y a l’imposition d’un abaissement systématique de la vitesse à 30km/h, ce qui, comme évoqué précédemment, permet de diminuer la gravité des lésions.

Enfin, le matériel mobile auquel vous faites référence doit être utilisé en présence d’un agent. Il n’a donc pas pour vocation de rester en place sur de longues périodes. C’est pourquoi Bruxelles Mobilité propose le lidar aux zones de police de manière à mesurer les vitesses sur des périodes plus longues et ne nécessitant pas la présence d’un agent.