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Question écrite concernant l'aménagement cyclable de l'avenue Louise.

de
Marie Nagy
à
Elke Van den Brandt, ministre du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargée de la mobilité, des travaux publics et de la sécurité routière (question n°390)

 
Date de réception: 22/05/2020 Date de publication: 29/06/2020
Législature: 19/24 Session: 19/20 Date de réponse: 29/06/2020
 
Date Intitulé de l'acte de Référence page
27/05/2020 Recevable p.m.
29/06/2020 Annexe à la réponse Annexe
 
Question    Dans votre réponse à ma question écrite n°330 vous m’informez que le réaménagement de l’avenue Louise fait partie des grands programmes d’interventions identifiées par le PRM (Partie spécifique).

La requalification des espaces latéraux de l’avenue a par ailleurs fait l’objet d’une étude pilotée par Bruxelles Mobilité en 2017. Cette étude visait à offrir un cadre global cohérent aux interventions alors projetées et visant à améliorer, d’une part, les conditions d’utilisation et de circulation des transports publics et, d’autre part, la cyclabilité et la qualité de la balade à pied de l’avenue.

Pouvez-vous me dire dans le projet étudié :

- Quelle sont les surfaces dévolues à l’automobile, avant et après l’aménagement envisagé ?

- Le nombre de places de parking, avant et après l’aménagement envisagé ?

- Le nombre d’arbres, avant et après l’aménagement envisagé ?

- L’itinéraire prévu pour le bus 54 ?
 
 
Réponse    Je tiens à souligner au préalable qu'il s'agit d'une étude ancienne. Sa portée était limitée aux voiries latérales et à certaines carrefours, ce qui n'est en fait que la partie émergée de l'iceberg de cette autoroute qui traverse le cœur de notre ville. Dans cette étude, l'avenue Louise est principalement considérée comme un espace dans lequel les gens se déplacent et non comme un espace dans lequel les gens vivent, habitent et travaillent également. Ainsi, l'étude évite certaines questions importantes sur l'utilité d'un espace aussi vaste pour le trafic de transit dans notre ville du 21e siècle.

L’étude menée par Bruxelles-Mobilité et confiée aux bureaux d’études Espaces-Mobilité et Transitec, s’est penchée sur la question complexe de la restructuration et de la requalification de l’avenue Louise. L’objectif de la démarche a été d’orienter le développement futur d’un projet et de proposer en quelque sorte un cadre, un schéma directeur, où l’espace public est redistribué en faveur des modes de déplacements actifs mais aussi en faveur de la qualité et du confort du domaine public.

En ce qui concerne la répartition de l’espace entre l’automobile et les autres modes, l’étude n’a pas fourni de chiffres. L’orientation du développement de cette étude n’est pas exclusivement liée à la segmentation de l’espace en fonction de modes de transport une certaine mixité peut être maintenue : les latérales de l’avenue sont fréquemment traitées en voirie apaisée (ou en rues cyclables), où la mixité entre cyclistes et trafic automobile, très réduit par le plan de circulation, qui est proposé ; certains tronçons sont également envisagés en espaces cyclo-piétons. L’essentiel est que les déplacements des modes actifs en général et la cyclabilité en particulier soient assurées dans des conditions optimales sur l’intégralité de l’avenue. Le schéma en annexe donne une idée de la répartition des aménagements selon les tronçons : rues cyclables, pistes cyclables, espaces cyclo-piétons. La vision de l’étude est, comme sur la petite ceinture, d’unifier les différents statuts grâce à l’aménagement.

Les principes de réorganisation de la circulation envisagés dans le schéma directeur ont fait l’objet de 2 variantes d’esquisses de spatialisation. Ces esquisses n’ont aucunement valeur d’avant-projet, mais visaient à vérifier la faisabilité spatiale des propositions. Elles ont permis d’évaluer le nombre d’emplacements de stationnement qui devraient être supprimés à 370 ou 450 (en fonction de la variante) sur un total de 1000. Ces suppressions sont dues à la création des infrastructures cyclables, mais aussi à l’élargissement des espaces piétons. Il s’agit là de chiffres donnés à titre indicatif, car susceptibles de modifications importantes dans le cadre de l’élaboration du projet proprement dit.

Toujours sur base des esquisses de spatialisation et toujours à titre indicatif, le bilan « arbres » du schéma serait de 33 arbres ajoutés et 14 supprimés (déplacement de connexions entre voies centrales et latérales), ce qui fait donc un supplément de 19 arbres.

La proposition de schéma directeur ne prévoit pas de modification de l’itinéraire du bus 54.

Nous communiquons, en annexe, à Madame la députée Nagy deux documents. L’un étant la répartition des aménagements et l’autre la présentation de synthèse de l’étude menée. On y comprend également toute la complexité du dossier et tous les enjeux d’espace public, de mobilité et d’accessibilité qui repose sur cet axe radial de Bruxelles-ville qui traverse et coupe la commune d’Ixelles.