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Question écrite concernant l'arrêt à la demande.

de
Margaux De Ré
à
Elke Van den Brandt, ministre du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargée de la mobilité, des travaux publics et de la sécurité routière (question n°448)

 
Date de réception: 22/06/2020 Date de publication: 16/09/2020
Législature: 19/24 Session: 19/20 Date de réponse: 15/09/2020
 
Date Intitulé de l'acte de Référence page
30/06/2020 Recevable p.m.
 
Question    Vous connaissez comme moi le principe testé dans plusieurs villes européennes de l’arrêt à la demande dans les transports en commun. Il s’agit, pour l’usager.e, de demander lors de son embarquement au conducteur ou à la conductrice de s’arrêter au plus près de son lieu d’arrivée, à partir d’une certaine heure de la soirée et de la nuit, sans quitter son ittinéraire.

Le véhicule permet de faire ainsi économiser quelques centaines de mètres à la personne qui demande l’arrêt, augmentant ainsi la sécurité du passag.er.ère, notamment dans des parties des villes qui sont fortement désertées en soirée, mal éclairées, etc.

Tout ceci reste assez anecdotique par rapport à la thématique du harcèlement de rue, et c’est pourquoi nous ne manquons pas d’interroger régulièrement votre collègue et Secrétaire d’Etat à l’égalité des chances sur cette question. Cependant, comme nous vous savons très sensible à la question de la place des femmes dans la ville, nous voudrions vous poser trois questions :

- Des réflexions sont-elles en cours sur la faisabilité d’un tel projet, à Bruxelles?

- Y’a-t-il d’ores et déjà des dispositifs mis en place à ce sujet?

- Avez-vous ouverts d’autres pistes de réflexion pour rendre la mobilité à Bruxelles plus inclusive pour les femmes ?
 
 
Réponse    Le Plan Régional de mobilité mentionne la nécessité de pouvoir adapter au mieux l’offre publique en fonction des spécificités de la demande afin d’optimiser les coûts d’exploitation du transport public et répondre le plus spécifiquement possible aux besoins de déplacements.
La fiche action « C.6 Classifier le réseau de transport public selon une logique de niveau de service ». L’ambition est de rendre plus lisible la structure du réseau de transport public en faisant abstraction du mode et de l’opérateur.

Concrètement, conformément au contrat de gestion, Bruxelles Mobilité et la STIB travaillent actuellement à l’analyse de la demande pendant les heures hyper creuses afin de pouvoir établir un plan d’offre adapté à cette demande spécifique qui sera proposé par la direction de la STIB au comité stratégique puis au Gouvernement début 2021.


Concernant les autres pistes de réflexion pour rendre la mobilité à Bruxelles
plus inclusive pour les femmes, notons qu’en constatant le déséquilibre hommes-femmes dans la pratique du vélo à Bruxelles, Bruxelles-Mobilité a demandé à Pro Velo de mener une enquête sur les femmes et le vélo, pour mieux comprendre les obstacles que rencontrent les femmes si elles veulent se mettre au vélo. Le rapport sera présenté en Septembre, accompagné d’une vidéo montrant des portraits de femmes cyclistes bruxelloises et leur motivation.

La question de l’arrêt à la demande, ou arrêt entre deux arrêts, a déjà été étudiée par la STIB. Ce sujet a d’ailleurs déjà fait l’objet d’une question parlementaire (question orale de M. Maingain en décembre 2017).
Ce point a également fait l’objet de discussions et d’avis dans le cadre de la résolution visant à lutter contre le phénomène du harcèlement sexuel dans les transports en commun, discutée au gouvernement bruxellois en 2018.
Pour votre information ce point est évoqué, parmi d’autres points, dans le cadre du Plan bruxellois de lutte contre les violences faites aux femmes de la Secrétaire d’Etat en charge de l’égalité des chances en Région bruxelloise, Nawal Ben Hamou, auquel je vous renvoie.
La STIB a déjà étudié la possibilité de l’arrêt entre deux arrêts, mais ne prévoit pas de l’introduire vu que la distance moyenne entre 2 arrêts est déjà de moins de 400 mètres et parce que c’est trop dangereux (p.ex.. danger de chute en raison de l’absence de quai).
Il y a aussi des questions de responsabilité de la STIB et de couverture des assurances.

Par ailleurs une telle disposition serait contraire à la politique menée en matière d’accessibilité PMR, aurait des effets négatifs sur la vitesse commerciale et créerait de nombreuses situations de conflit.