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Question écrite concernant la consommation d'énergie des organismes dont vous avez la tutelle.

de
Pierre Kompany
à
Elke Van den Brandt, ministre du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargée de la mobilité, des travaux publics et de la sécurité routière (question n°506)

 
Date de réception: 18/08/2020 Date de publication: 19/10/2020
Législature: 19/24 Session: 19/20 Date de réponse: 01/10/2020
 
Date Intitulé de l'acte de Référence page
18/08/2020 Recevable p.m.
 
Question    Les enjeux climatiques sont devenus une priorité politique. À ce titre, la lutte contre les gaspillages d’énergie est d’une importance vitale. Elle l’est d’ailleurs non seulement d’un point de vue environnemental mais également d’un point de vue budgétaire, car les ressources énergétiques coutent de plus en plus cher et grèvent de manière croissante les budgets de fonctionnement des ménages, des entreprises, des administrations et des entités diverses. Dans ce contexte, je souhaiterais vous interroger sur les mesures prises par les différents organismes publics sur lesquels vous avez la tutelle pour réduire leur consommation d’énergie.

1. Quelles sont les mesures structurelles prises, durant l’année 2019, par chacun de ces organismes pour réduire la consommation :

a) d’électricité ;
b) de gaz ;
c) de mazout de chauffage, le cas échéant ;
d) d’eau ?

2. Quelle est la consommation de chacun de ces organismes, pour 2019, séparément en :

a) électricité ;
b) gaz ;
c) mazout de chauffage, le cas échéant ;
d) eau ?

3. Quel est le cout, pour chacun de ces organismes, en 2019, en :

a) électricité ;
b) gaz ;
c) mazout de chauffage, le cas échéant ;
d) eau.

4. Ces organismes ont-ils développé, durant le courant de l’année 2019, des programmes de production d’énergie propres, via panneaux solaires et/ou photovoltaïques et/ou tout autre moyen ? Ont-ils développé sur la même période des programmes d’isolation des lieux et bâtiments qu’ils occupent  ?
 
 
Réponse    Bruxelles Mobilité :

a) électricité :
Les mesures structurelles prises pour l’éclairage public en 2019 ont été :
1. l’installation d'un projet test d’un système intelligent d’éclairage pour le nouvel aménagement à la porte de Ninove qui règle la puissance de l’éclairage public en fonction de la détection des usagers.
2. Le remplacement des anciens systèmes d’éclairage public par de plus économiques (par exemple éclairage LED)
3. Pareil pour les tunnels : les appareils d’éclairages sont progressivement remplacés par des appareils led moins énergivores.
4. Les mesures structurelles prises pour les feux tricolores en 2019 ont été la continuation de la transformation des carrefours en LED. Les premiers LED ont été placé en 2003 (on a déjà dépassé le double de leur durée de vie fabricant).
74 % (451 / 608) des carrefours sont actuellement en LED, 10 % en basse tension (halogène), 16 % en 230 V.
5. Tous les nouveaux systèmes ITS (comme des afficheurs de vitesse et des panneaux de téléjalonnement) sont toujours prévu des afficheurs LED (d’économies d’énergie).
Tous l’autre matériel ITS (réseau Manbru/ modems/…) est « state of the art » (ne consomme pas plus que strictement nécessaire)

b) gaz
Sans objet à Bruxelles Mobilité
Pour ce qui concerne les bâtiments, BM ne possède pas ces éléments d’information. Il faudrait s’adresser au ministre tutelle de la SPRB.

c) mazout de chauffage, le cas échéant

Pour ce qui concerne les bâtiments, BM ne possède pas ces éléments d’information. Il faudrait s’adresser au ministre tutelle de la SPRB. Même si les services de Bruxelles Mobilité n’utilisent pas de mazout pour se chauffer, elle achète néanmoins du carburant destiné à alimenter les moteurs des No-breaks (groupes de secours) en cas d’interruption de l’alimentation électrique dans les tunnels afin de garantir le maintien de la sécurité.
En 2019, il y a eu le lancement du marché de remplacement des groupes de secours du tunnel Belliard (travaux en cours en 2020). Les moteurs des nouveaux groupes sont moins énergivores.

d) eau
Bruxelles Mobilité prend en charge les consommations d’eau des fontaines publiques et des tunnels (entretien et hydrants).
Au niveau des fontaines publiques, celles-ci fonctionnement en circuit fermé. Un système réajuste en permanence les niveaux d’eau pour maintenir le niveau de chaque fontaine à son niveau minimal en comblant les pertes éventuelles. Les pertes en eau proviennent de l’évaporation en période estivale, des projections d’eau en dehors des vasques suite au vent (certaines fontaines sont équipées d’un anémomètre qui adaptent la puissance des jets afin de minimiser ces effets), et de la vidange de celles-ci pour entretien et mise hors service/en service avant/après la période hivernale. Bruxelles Mobilité reste particulièrement attentive à toute consommation anormale afin d’identifier au plus tôt toute fuite éventuelle (les fuites souterraines restant les plus difficiles à détecter). Dans l’état actuel des choses, il semble difficile de réduire davantage les consommations d’eau vu les différents systèmes d’économie d’eau déjà installés au niveau des fontaines.
Hormis les fontaines, il y a également le fait que Bruxelles Mobilité a pris des initiatives pour économiser l’eau d’arrosage des plantations.
En effet, les nouvelles plantations d’arbres doivent être arrosées les premières années suivant la plantation. Cela fait maintenant trois ans que des sondes tensiométriques sont placées dans le sol lors de la plantation de certains jeunes arbres pour optimiser les apports d’eau. Le résultat de ces sondes fait que nous donnons la bonne quantité d’eau au bon moment aux arbres. Cela fait économiser non seulement de l’eau mais également des kilomètres parcourus par notre prestataire de services. Cela représente donc un gain à différents niveaux. Nous ne disposons pas de chiffre précis de quantité d’eau économisée, mais cela se chiffre en centaines de mètres cube.
Une seconde économie d’eau potable est la participation au projet de réutilisation de l’eau captée, pour rabaisser la nappe phréatique lors de grands travaux (à titre d’exemple, notre prestataire de services a ainsi récupéré cette eau lors du chantier de Tour et Taxis en 2019 pour arroser les arbres).
Enfin, pour ce qui est des tunnels, l’entretien de ceux-ci nécessite l’utilisation d’eau ; toutefois, ces dernières années, Bruxelles Mobilité a privilégié le recours à des machines de nettoyage « à sec » mais certaines tâches nécessitent toutefois encore le recours à l’eau.


a) électricité :
L’électricité consommée par Bruxelles Mobilité se subdivise en 3 lots : Basse Tension, Haute Tension et Consommations forfaitaires. Les consommations forfaitaires correspondent aux consommations qui ne sont pas comptabilisées à partir d’un compteur mais dont le calcul se base sur la puissance des équipements alimentés ; il s’agit donc d’un calcul théorique qui peut, selon les circonstances, s’écarter plus ou moins de la consommation réelle.
Pour ce qui est de la consommation en Haute Tension et des consommations forfaitaires, un relevé (télérelevé ou estimation théorique) se fait mensuellement. Il est donc possible de déterminer la consommation totale pour l’année 2019.
Pour la consommation en Basse Tension, cela n’est pas possible. En effet, le calcul se fait par différence d’index entre deux relevés de ceux-ci mais la période entre deux relevés peut s’avérer très variable (cela peut aller de 3-4 mois jusqu’à 2 ans dans les cas extrêmes) et les relevés se font tout au long de l’année (Bruxelles Mobilité dispose de plus de 750 compteurs). Dès lors, comme tout citoyen, Bruxelles Mobilité paie des acomptes et ensuite une facture de régularisation dans le mois qui suit le relevé d’index. Mais comme la période de régularisation s’étend sur deux années (parfois trois dans les cas extrêmes), il est impossible d’extrapoler la consommation de manière annuelle, d’autant que certains équipements consomment plus certaines saisons (un mois hivernal correspond à environ 2 à 2,5 fois un mois estival pour l’éclairage public).
Ce qui donne :
Pour la Haute Tension : 23.150 MWh (du 01/01/2019 au 31/12/2019)
Pour les consommations forfaitaires : 4.770 MWh (du 01/01/2019 au 31/12/2019)
Pour la Basse Tension : 15.205 MWh (consommations à cheval sur 2018 et 2019, jusqu’à la date de la facture de régularisation durant l’année 2019).
Rem : vu que d’ici fin 2020, des relevés d’index sont encore programmés (pour la période à cheval sur 2019 et 2020), il était impossible de calculer, même en proratisant l’électricité Basse tension consommée exclusivement en 2019.

b) gaz :
Sans objet à Bruxelles Mobilité

c) mazout de chauffage, le cas échéant :
Tunnels : environ 6000L par an pour les groupes de secours du tunnel Belliard

d) eau :
Comme pour l’électricité Basse Tension, les relevés d’index se font tout au long de l’année et une facture de régularisation est délivrée dans le mois qui suit le relevé. Dès lors, les consommations sont toujours des consommations à cheval sur deux années, mais avec des périodes de couverture différentes (pour certains, cela va de février de l’année N à février de l’année N+1, alors que pour d’autres, cela concerne la période de juillet de l’année N à juillet de l’année N+1. Il est donc difficile de déterminer une consommation précise exclusivement pour 2019 mais nous sommes dans un ordre de grandeur de 17.500 à 18.000 m³ pour les fontaines et de l’ordre de 12.500 m³ pour les tunnels.


a) électricité
Pour la Haute Tension : 3.243.766,09 €
Pour les consommations forfaitaires : 836.310,20 €
Pour la Basse Tension : 2.423.512,93 €
Rem : il est à noter qu’en 2019, la fourniture d’électricité relevait d’un marché à prix fixe (le prix étant fixé le 1
er décembre de l’année précédente). Depuis le 1er janvier 2020, Bruxelles Mobilité a adhéré à la centrale d’achat de fourniture d’électricité de Sibelga qui, lui est un marché de fourniture à prix variable. Pour 2019, le prix de l’électricité avait été fixé au 1er décembre 2018 au prix de 60,35 € du MW (le prix de l’électricité avait atteint un pic de plus de 70 € /MW en novembre 2018 suite aux problèmes rencontrés dans les centrales nucléaires. Ce qui a constitué un surcoût puisque le prix de l’électricité a oscillé entre 45 et 50 € / MW au cours de l’année 2019 mais cela constitue la contrepartie du caractère fixe du prix de l’électricité ; parfois, on en profite et parfois on est pénalisé. Cela a clairement été le cas en 2019 et ce fait masque les économies d’énergie faite au cours de cette période.

b) gaz
Sans objet à Bruxelles Mobilité

c) mazout de chauffage, le cas échéant ;
Tunnels: environ 4500€ par an pour les groupes de secours du tunnel Belliard

d) eau
Le budget annuel consacré aux fontaines publiques avoisine les 70.000 € et celui pour l’entretien des tunnels et l’alimentation des hydrants avoisine les 50.000 €.


Etant donné que Bruxelles Mobilité ne gère que les équipements de voiries (éclairage public, fontaines, feux tricolores, radars, panneaux lumineux,…) et non les bâtiments (qui dépendent d’une autre administration régionale, en l’occurrence Bruxelles Coordination Régional, Direction Facilities), aucun système de production d’électricité n’a été mis en place par Bruxelles Mobilité. Cette dernière a mis en place un programme de valorisation des toitures des bâtiments publics afin de déterminer dans quelle mesure ceux-ci seraient valorisables pour le placement de panneaux photovoltaïques et la récupération des eaux de pluie. Ce service sera plus à même de fournir de plus amples informations à ce sujet.
Bruxelles Mobilité a également décidé d’optimiser les coûts de consommations d’électricité en adhérant à la centrale d’achat de fourniture d’électricité lancée par Sibelga début 2020. L’objectif de cette adhésion est de profiter de prix plus attractifs via un achat groupé.

Aucun placement de panneaux solaires n’a été réalisé en 2019.  Les stations équipées de panneaux solaires sont :
· Belgica
· Beekkant
· Simonis
· Hankar
· Crainhem
· Gare de l’Ouest
· Delacroix
· Petillon
· Pannenhuis
· Heisel
· Beaulieu
· Delta


STIB

1. En ce qui concerne l’électricité, la STIB poursuit son plan pluriannuel de relighting LED des ateliers et dépôts. En 2019, l’éclairage a ainsi été remplacé sur certains bâtiments à Haren, Jacques Brel et Usine Centrale.
En ce qui concerne le mazout, seul l’atelier de Cureghem utilise encore du mazout de chauffage. La rénovation de la chaufferie n’était pas prévue, les équipes allant être déplacée dans un nouveau bâtiment situé à Haren.
Il faut rappeler que la majorité de la consommation de diesel de la STIB est liée à l’exploitation de sa flotte de bus. En 2019, la STIB poursuit la transition énergétique de sa flotte de bus avec l’arrivée sur le réseau de 25 bus électriques articulés et de 74 bus hybrides électriques articulés.
En ce qui concerne le gaz, de nombreux projets sont réalisés pour réduire la consommation de gaz de la STIB, en particulier la rénovation des installations de chauffage et l’amélioration de la régulation via la mise en place d’une gestion technique centralisée. En 2019, la chaufferie du hall d’entretien bus de Haren a notamment été rénovée.
En ce qui concerne l’eau, les nouveaux bâtiments en cours de conception intègrent les techniques ambitieuses visant à économiser l’eau de distribution via notamment des équipements performants, une récupération d’eau de pluie et un recyclage de l’eau pour le lavage des véhicules.
Finalement, la STIB cherche continuellement à améliorer son suivi des consommations en eau et énergie. Un partenariat avec Sibelga dans le cadre du programme NRJ Click a été signé. Celui-ci permettra d’étendre le télécomptage sur les différents sites de la STIB en 2020.

2. En 2019, la consommation d’énergie pour la STIB était de :
a. 251.215.521 kWh pour la consommation électrique totale (énergie de traction comprise) dont 79.061.222 kWh pour les infrastructures (bâtiments)
b. 42.484.802 kWh pour la consommation de gaz
c. 145.745 litres pour le mazout de chauffage
d. 121.486 m³ d’eau

3. Pour la STIB en 2019 :
a. Coût de l’électricité : 15.460.675 euros
b. Coût du gaz : 1.535.384 euros
c. Coût du mazout de chauffage : 72.497 euros
d. Coût de l’eau : 478.655 euros

4. La STIB a décidé d’équiper les toits de certains dépôts en panneaux photovoltaïques via le programme SolarClick. En 2019, 2.748 panneaux ont été installés sur le site du dépôt de tram d’Ixelles. Couvrant une superficie de 4.707 m², ils assurent une production estimée entre 718 et 784 MWh par an, ce qui doit permettre de couvrir 42% de la consommation d’électricité des bâtiments. Des panneaux ont également été installés à Jacques Brel et à Schaerbeek en 2020.


En ce qui concerne l’Agence du stationnement :

1. Le responsable ‘entreprise eco-dynamique’ de parking.brussels veille à ce que plusieurs bonnes pratiques soient mises en place (utilisation de papier labellisé Eco Label Européen, parc IT labellisé Energy Star, système de tri des déchets mis en place, remplacement de l’éclairage hallogène par du LED, etc…). Des mesures ont été prises afin de remplacer l’éclairage existant par du LED. Concrètement, dès qu’un éclairage ‘halogène’ est défectueux, il est remplacé par de l’éclairage LED.
L’Agence a également adhéré à la centrale d’achat de Sibelga qui lui fournit de l’électricité verte à 100%. Cette démarche est d’application depuis janvier 2020.

2&3 :
Siège central
Elec. : charges locatives
Eau : charges locatives
Antenne Forest
Elec. : 3.113,81 €
Eau : charges locatives
Antenne Anderlecht
Elec. : 2.110,78 €
Eau : 168,66 €
Antenne NO
Elec. : 4.689,51 €
Eau : charges locatives
Antenne Ixelles
Elec. : charges locatives
Eau : charges locatives
Antenne Jette
Elec. : 780,92 €
Eau : 67,91 €

4. Non.