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Question écrite concernant la logique intersectionnelle et les initiatives et réflexions de votre cabinet intégrant celle-ci.

de
Emin Özkara
à
Alain Maron, ministre du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale chargé de la transition climatique, de l'environnement, de l'énergie et de la démocratie participative (question n°670)

Matière(s):
 
Date de réception: 11/01/2021 Date de publication: 19/03/2021
Législature: 19/24 Session: 20/21 Date de réponse: 17/03/2021
 
Date Intitulé de l'acte de Référence page
02/02/2021 Recevable p.m.
 
Question    Comme vous savez, en matière de lutte contre les discriminations, la Région bruxelloise souhaite voir se développer une logique intersectionnelle dans l’analyse et le traitement des discriminations, certains publics subissant en effet le croisement ou l’accumulation de facteurs discriminatoires. Cet engagement est d'ailleurs inscrit dans sa Déclaration de Politique Régionale.

Au regard de ce qui précède et en votre qualité de Ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale (RBC), chargé de la Transition climatique, de l'Environnement, de l'Energie et de la Démocratie participative, je souhaite vous poser les questions suivantes :

1. Quels sont
les initiatives et/ou projets relevant de vos compétences qui intègrent une logique intersectionnelle déjà mis en œuvre par votre cabinet ?
2. Quelles sont
les réflexions intégrant une logique intersectionnelle en cours au sein de votre cabinet ?
3. Une réflexion a-t-elle été menée par votre cabinet afin d'intégrer une logique intersectionnelle dans les plans d'action diversité des institutions publiques afin de (mieux) prendre en compte
le croisement ou l’accumulation de facteurs discriminatoires ?
4. Des plans d'action diversité intègrent-ils déjà une logique intersectionnelle ? Si oui, lesquels et pour quelles institutions publiques ?
 
 
Réponse    1-2
Une attention aux questions d’inclusion et de lutte contre les discrimination est présente de façon transversale dans le travail réalisé par mon cabinet, et j’ai pleinement conscience de l’existence de facteurs de discrimination qui se croisent et peuvent également se renforcer mutuellement.
Cette attention particulière se retrouve notamment dans le cadre de la mise en œuvre de ma politique en matière de participation citoyenne, en veillant à ce que chacune et chacun puisse trouver sa place dans les processus participatifs, mais également dans le projet « Femmes au Parc » qui vise à une meilleure inclusion et prise en compte des question de genre dans l’aménagement et la gestion des parcs qui relèvent de la responsabilité de Bruxelles environnement, tout en tenant compte de l’intersectionnalité.
La volonté de féminisation des métiers de terrain, tant au niveau de Bruxelles Environnement que de l’Agence Bruxelles-Propreté, s’inscrit également dans une logique intersectionnelle puisqu’il s’agit de donner aux femmes un meilleur accès à l’emploi faiblement qualifié, tout en prenant en compte d’autres types de discriminations comme celles liées au handicap, à l’orientation sexuelle, etc.
3-4
Cette question relève des compétences de mon collègue Sven Gatz, ministre de la fonction publique. Cependant, en ce qui concerne les administrations sous ma tutelle :
Bruxelles Environnement : toutes les politiques de diversité de Bruxelles Environnement tiennent compte de l’intersectionnalité, même si cela n’est pas toujours mis en avant tel quel ;
Agence Bruxelles Propreté 
: à ce stade l’Agence Bruxelles-Propreté ne dispose pas d’une logique intersectionnelle dans sa lutte contre les discriminations. Cette dimension pourra être étudiée dans les prochains mois suite à l’ouverture d’un poste de manager diversité ;
Port de Bruxelles : le Port de Bruxelles est sensible à tout ce qui touche à la discrimination et a un plan diversité mais n’a entrepris aucune démarche de «  Logique intersectionnelle » à proprement parler.