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Question écrite concernant la possibilité d'instaurer le port d'un casque de vélo par les éboueurs de Bruxelles-Propreté.

de
Leila Agic
à
Alain Maron, ministre du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale chargé de la transition climatique, de l'environnement, de l'énergie et de la démocratie participative (question n°795)

 
Date de réception: 24/02/2021 Date de publication: 19/07/2021
Législature: 19/24 Session: 20/21 Date de réponse: 29/06/2021
 
Date Intitulé de l'acte de Référence page
25/05/2021 Recevable p.m.
 
Question    En novembre 2020, il a été annoncé que les éboueurs d’une société liégeoise de récolte de déchets devront dorénavant porter un casque de vélo lorsqu’ils font les récoltes.

Dans cette société, quelques 750 personnes le portent désormais.

A l’arrière du casque, on peut trouver une lampe permettant de les signaler lorsqu’il fait noir.

Il s’agit d’une protection en cas d’accidents.

En effet, selon les chiffres communiqués à ce moment. Au sein de la société liégeoise de récolte de déchets, les éboueurs soulèvent jusqu’à 7 tonnes de déchets tous les jours et avec la fatigue, les erreurs peuvent très vite arriver.

En ce début de février, l’entreprise Suez qui s’occupe de la collecte de déchets ménagers dans plusieurs communes dont notamment la Région d’Anvers a rejoint le mouvement en demandant que ses éboueurs portent également un casque de vélo lorsqu’ils travaillent.

En effet, ils se justifient en comparant ce casque à la ceinture de sécurité qu’on porte dans les voitures, il faut la porter même s’il n’y on n’a pas eu d’accident.

D’ailleurs, les éboueurs doivent parfois sauter en marche du camion et coincé dans la circulation, le camion doit parfois freiner brusquement, les éboueurs courent donc de nombreux risques de chute.

Il serait intéressant de voir dans quelle mesure cela serait transposable à Bruxelles-Propreté.

Mes questions sont les suivantes :

- Pouvez-vous me fournir des statistiques quant au nombre d’accidents impliquant les éboueurs de Bruxelles-Propreté lors de leur tournées ayant eu lieu au cours des dernières années ?

- Est-ce qu’un certain nombre de ces accidents aurait pu être évité si les intéressés portaient un casque de vélo ?

Avez-vous déjà tenu des concertations avec Bruxelles-Propreté ainsi qu’avec les syndicats quant à l’opportunité d’équiper les agents de Bruxelles propreté chargés de la collecte de tels équipements de protection ?
- Qu’en est-il ?

- Dans la négative, est-ce qu’une telle concertation est prévue ?
 
 
Réponse    1)
Les chiffres concernant les accidents de travail au sein de l’Agence Bruxelles-Propreté sont les suivants :
· 412 accidents de travail en 2017 ;
· 387 accidents de travail en 2018 ;
· 445 accidents de travail en 2019 ;
· 353 accidents de travail en 2020 ;
· 78 accidents de travail en 2021 (de janvier à mai).

2)
L’origine des accidents est multifactorielle, la précipitation dans l’exécution des tâches ayant vraisemblablement un rôle important dans la survenue des accidents de travail.
L’utilité spécifique d’un casque de vélo ou d’un autre casque de protection, comme équipement de protection individuelle susceptible d’éviter les accidents de travail, n’a pas été étudiée de manière approfondie au regard de la nature du travail réalisé et des risques encourus.

3)
Le plan de redéploiement de l’Agence prévoit de renforcer le dispositif de lutte contre les accidents de travail.

Une concertation, quant à l’opportunité d’équiper les agents de la collecte en porte à porte de ce type d’équipement de protection individuelle, pourrait avoir lieu lors d’un prochain Comité pour la prévention et la protection au travail.