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Question écrite concernant le vandalisme sur les infrastructures de la STIB et de ses partenaires

de
Dominiek Lootens-Stael
à
Elke Van den Brandt, ministre du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargée de la mobilité, des travaux publics et de la sécurité routière (question n°1135)

 
Date de réception: 18/01/2022 Date de publication: 18/03/2022
Législature: 19/24 Session: 21/22 Date de réponse: 14/03/2022
 
Date Intitulé de l'acte de Référence page
20/01/2022 Recevable Bureau élargi du Parlement
 
Question   

"Les tags et les graffiti sont un phénomène de société qui n’est pas propre aux transports publics mais dont les transports publics sont aussi victimes." Telle était la réponse de votre prédécesseur (M. Smet) à ma QE n° 1084 du 2 mai 2018, qui portait également sur le vandalisme.

Toute personne qui utilise quotidiennement les transports publics constate que la situation se dégrade de semaine en semaine. Les stations de métro et de prémétro récemment rénovées (notamment Arts-Loi, Schuman, Bourse – Grand-place, etc.) sont pleines de tags. Les stations plus anciennes (Boileau, Trône, Madou,...) sont également victimes d’un vandalisme organisé. En surface, la situation n'est guère meilleure. Les parois en verre des abris mis à disposition par les entreprises partenaires sont également couvertes de tags. À titre d'exemple, boulevard Général Jacques à Ixelles et Etterbeek, où circulent les trams 7 et 25, pas un seul abri n’est épargné par les tags.

Dans le passé, la STIB a indiqué qu'elle interviendrait dans les 48 heures après le signalement d'un graffiti ou d'un tag. Dans le cas de graffiti xénophobes ou offensants, elle intervient dans les trois heures. Pour ce qui est des abris, la société JCDecaux a déclaré qu'elle interviendrait dans la semaine, sauf dans le cas des tags à l'acide, qui ne sont pas enlevés.

Le résultat est évident : si les tags à la peinture sont nettoyés rapidement et que ceux à l'acide ne le sont pas, les vandales commetront plus souvent leurs déprédations à l'acide.

  • Combien de tags et de graffiti ont-ils été enlevés au total en 2018 sur les infrastructures de la STIB ? Et en 2019 ? Quelle était la situation en 2020 ?

  • Combien de tags et de graffiti ont-ils été enlevés sur l'infrastructure de la STIB en 2018, station par station (y compris pour le prémétro). Et en 2019 ? Quelle était la situation en 2020 ?

  • Qu’a coûté l'enlèvement des tags et graffiti sur les infrastructures de la STIB en  2018 ? Et en 2019 ? Quelle était la situation en 2020 ?

  • Quelles mesures prend-on ou quelles propositions sont-elles à l’examen afin de lutter contre les tags à l'acide, tant dans les stations gérées par la STIB que dans les abris gérés par un partenaire extérieur ?

  • Combien de vandales ont-ils été identifiés en 2018, 2019 et 2020, au total et par station, après avoir vandalisé les infrastructures de la STIB ?

 

 
 
Réponse    En 2018, 99.098 graffitis/tags ont été retirés en stations, ce chiffre s’élevait à 154.069 en 2019 et 203.142 en 2020.


Voici les coûts alloués au retrait des graffitis en stations pour 2018, 2019 et 2020 :
· 2018 : 568.000 €
· 2019 : 873.000 €
· 2020 : 979.000 €
La STIB prend différentes mesures pour assurer la sécurité sur son réseau, pour son personnel, ses voyageurs, mais également ses infrastructures et son matériel : présence renforcée de personnel en station, caméras en station, caméras embarquées dans les véhicules, caméras dans les dépôts et remises, clôtures et service de gardiennage pour empêcher l’accès aux infrastructures, portillons aux entrées et sorties de stations, etc.
Des films protecteurs anti-graffitis sont présents sur les fenêtres, ainsi que sur le dos des sièges dans certains véhicules. En 2021, une action d’habillage des portes d’accès aux locaux techniques : des autocollants y sont placés afin de masquer les graffitis et de renforcer l’identité visuelle de la STIB. Un produit est également enduit sur la peinture des trams pour faciliter le nettoyage des graffitis éventuels.
Les véhicules de la STIB sont garés dans des zones protégées, les dépôts, et les zones de garage hors dépôt disposent soit d’un service de gardiennage, soit ne sont pas accessibles au public la nuit.
Un outil a été développé en interne à la STIB afin de rassembler toutes les informations liées aux graffitis, ce qui permettra de systématiquement porter plainte auprès de la police et de réclamer des dommages.
Les abris n’étant pas gérés par la STIB, mais par les communes qui ont un contrat avec JC Decaux ou Clear Channel, il n’est ici pas possible de fournir des informations sur les mesures préventives prises pour les graffitis à l’acide au niveau des abris.
Il est très difficile de prendre les auteurs de vandalisme en flagrant délit. C’est pourquoi la STIB collabore étroitement avec les forces de l’ordre et prend des mesures préventives.

Le nombre de personnes qui ont été prises en flagrant délit pour des faits de vandalisme au sens large, sur les véhicules ou dans les infrastructures (endommager les infrastructures, les véhicules, affichage non autorisé, usage impropre des infrastructures ou du matériel roulant, etc.), était de :

· 135 en 2018
· 275 en 2019
· 333 en 2020

Il n’est pas possible de fournir un chiffre par station.