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Question écrite concernant la sécurisation des infrastructures policières contre les attaques incendiaires.

de
Dominiek Lootens-Stael
à
Rudi Vervoort, ministre-président du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé du développement territorial et de la rénovation urbaine, du tourisme, de la promotion de l'image de Bruxelles et du biculturel d'intérêt régional (question n°862)

 
Date de réception: 02/03/2022 Date de publication: 05/08/2022
Législature: 19/24 Session: 21/22 Date de réponse: 03/08/2022
 
Date Intitulé de l'acte de Référence page
14/07/2022 Recevable p.m.
 
Question   

En plein congé de carnaval, la Région-capitale a été le théâtre d’attaques incendiaires deux jours consécutifs contre différents postes de police et les véhicules stationnés à proximité. Dans les deux cas, il est possible que les attaques soient une réponse des milieux criminels à de précédents contrôles et arrestations opérés par la police.

Pour des raisons compréhensibles, les autorités judiciaires ne peuvent pas faire de commentaires à ce sujet, mais dans les deux cas, cela a été confirmé par des personnes étroitement associées aux travail de la police.

Malheureusement, on constate que les cocktails Molotov font de plus en plus souvent partie des armes utilisées par les bandes criminelles. Et on se rappelle également l'incendie criminel d'un poste de police après une manifestation qui a dégénéré, et quelques autres faits marquants.

J'ai déjà évoqué à plusieurs reprises cette évolution inquiétante, qui va croissant dans la Région de Bruxelles-Capitale. L'utilisation d'armes incendiaires est une forme de terrorisme visant à dissuader la police d'effectuer certains contrôles et d'intensifier sa lutte contre le banditisme. Cette forme de violence doit donc être traitée de manière prioritaire et très stricte.

Mais la sécurisation des infrastructures policières doit aussi être une préoccupation qui transcende les responsabilités locales. Les partis francophones trouvent sans cesse des arguments contre une fusion des zones de police. La collaboration est déjà possible actuellement, s’entend-on souvent dire pour clore le débat. Je voudrais voir ce qui se passe réellement dans le domaine de cette collaboration ou dans le domaine de la politique commune et quel rôle le ministre-président et ses services y jouent.

Je voudrais savoir ce que le ministre-président fait et fera dans le cadre de ses compétences, mais aussi en dehors, par le biais de contacts informels, pour relever les défis que je viens d’exposer.

Plus précisément, j'aimerais obtenir une réponse aux questions suivantes :

  1. Une analyse des risques a-t-elle été effectuée suite à l'utilisation plus fréquente de cocktails Molotov contre les policiers, leurs véhicules et leurs infrastructures ? Dans l’affirmative, par qui et avec quels résultats ? Dans la négative, cette analyse est-elle prévue ou en cours de préparation ?

  2. Quels efforts ont-ils été déployés au cours de l'année écoulée pour améliorer la sécurité des postes de police et autres infrastructures ?

  3. Comment le ministre-président évalue-t-il cette évolution et quelle politique mène-t-il contre ces attaques ?

https://www.bruzz.be/samenleving/molotovcocktails-gegooid-naar-gebouw-hondenbrigade-politiezone-montgomery-2022-03-02

https://www.bruzz.be/samenleving/hoofdcommissariaat-molenbeek-getroffen-door-molotovcocktails-2022-03-01

https://www.vlaamsbelang.org/geweld-tegen-politie-is-een-strafverzwarende-omstandigheid/

 
 
Réponse    Une circulaire spécifique de la police intégrée - la GPI 91 - a été rédigée en 2019 en réponse aux actes de violence à l’égard des services de police. Elle envisage une série de dispositions structurelles propres à protéger au mieux les membres du personnel policier au sein des infrastructures et de l’institution de la police intégrée. Cette circulaire est appliquée par l’ensemble des six zones de l’arrondissement de Bruxelles-Capitale mais chaque zone de police adopte une série de dispositions en fonction de ses besoins propres, des priorités qu’elle détermine et de spécificités.

Afin de soutenir les zones, la Région alloue un subside de 35 millions par an.
Ce financement a permis de participer à de nombreux investissements dont voici quelques exemples non exhaustifs :

- La zone de police Bruxelles Ouest a investi dans la sécurisation des accès à plusieurs bâtiments (système de badge, ...), l’installation de châssis et de portes blindés et l’équipement de tous les bâtiments opérationnels d’un système de vidéosurveillance, tant interne qu’externe.


- La zone de police Uccle / Watermael-Boitsfort / Auderghem a chargé son service interne pour la prévention et la protection au travail de réaliser une analyse de risques approfondie concernant la sécurité de ses infrastructures et de ses véhicules. Toutes ses directions et services y ont été associés. Entre-temps, les faiblesses identifiées sur base de cette analyse ont été remédiées. Ainsi, les portes d’accès aux commissariats ont été renouvelées et sécurisées, l’accompagnement et le passage des visiteurs dans les bâtiments ont été améliorés et des caméras supplémentaires ont été installées de manière stratégique autour des bâtiments.

- La zone de police BruNo a installé des caméras ainsi que des alarmes anti-intrusion. Et a, par la suite, fait réaliser un diagnostic de sécurité pour les sites de la zone ainsi qu’une analyse concernant les risques d’incendie.