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Question écrite concernant l'extension de l'utilisation de l'application "CyberHelp" à l'ensemble de la population de la Région Bruxelles-Capitale".

de
Ahmed Mouhssin
à
Rudi Vervoort, ministre-président du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé du développement territorial et de la rénovation urbaine, du tourisme, de la promotion de l'image de Bruxelles et du biculturel d'intérêt régional (question n°268)

 
Date de réception: 22/06/2020 Date de publication: 21/09/2020
Législature: 19/24 Session: 19/20 Date de réponse: 17/09/2020
 
Date Intitulé de l'acte de Référence page
29/06/2020 Recevable p.m.
 
Question    Nous sommes témoins, depuis quelques années maintenant, de l’avènement de la technologie. Cependant, en parallèle de ce phénomène, un autre, plus préoccupant, a pris une place importante dans les rapports technologiques : il s’agit du cyber-harcèlement. Ce phénomène couvre un nombre incalculable de types de harcèlement (messages à caractère offensant ; messages de haine ; diffamations, ragots, photos blessantes,…) qui s’appuient sur les technologies de l’information et de la communication pour s’attaquer, insulter ou menacer une personne.

La lutte contre le cyber-harcèlement est prévue dans l’accord de gouvernement, et est l’une des priorités dans le plan global de sécurité et de prévention 2017 – 2020.

Un programme d’enregistrement d’accueil de première ligne pour les victimes de cybercriminalité a été développé et lancé fin 2019 en partenariat entre les 6 zones de police et de la Police judiciaire fédérale de Bruxelles.

Face au cyber-harcèlement, il y a toutefois souvent un défaut de récolte de preuves par la victime, rendant difficile la poursuite de l’auteur de l’harcèlement. Pour lutter contre ce problème, une application a été développée par l’Université de Mons, avec le soutien de la Ville de Mons et de la Fédération Wallonie-Bruxelles notamment : « CyberHelp ». Elle s’adresse aux victimes de cyber-harcèlement à l’école. Un simple bouton permet de faire une capture d’écran de toute la conversation avec le harceleur. Un second bouton permet d’entrer en contact, par mail, avec les personnes de référence du milieu scolaire de la victime. La personne de référence sera en mesure d’analyser la situation et de prendre contact avec la victime mais aussi de mettre sur pied certaines solutions. Les captures d’écran pourront également servir en cas de procédure judicaire.

Certaines villes ont décidé d’étudier la possibilité d’étendre le projet à l’ensemble de leur population en vue de lutter plus efficacement contre le cyber-harcèlement.

Nous estimons que le système offert par l’application « CyberHelp » est adaptée à son temps et au phénomène contre lequel elle lutte. Elle constituerait un complément important aux canaux de lutte déjà existants. Il serait donc intéressant d’étudier la mise en place de cette application pour l’ensemble de la population de la Région.

Voici ma question :

- Est-ce que BPS étudie la possibilité d’étendre l’utilisation de l’application à l’ensemble des citoyens ?
 
 
Réponse    Le Gouvernement Bruxellois a depuis plusieurs années démontré sa volonté de développer une politique de lutte contre les nouvelles formes de criminalités dont les cybermenaces. Le Plan Global de Prévention et de Sécurité 2016-2020 y consacrait d’ailleurs une thématique.

Bruxelles Prévention et Sécurité travaille actuellement sur l’élaboration du Plan Global de Prévention et de Sécurité 2021-2024. Dans le cadre des réflexions qui sont menées, une attention particulière sera donnée aux outils et projets à développer dans le cadre de la protection des citoyens et à l’accueil des victimes de cyberharcèlement. A cette fin, BPS est en contact régulier avec les membres du Centre de Cybersécurité Régional et les zones de police mais aussi avec le Centre pour la Cybersécurité Belgique.

Par ailleurs, un partenariat entre la zone de police de Uccle/Watermael-Boisfort/Auderghem et le RCCU de la Police Judiciaire de Bruxelles a permis de développer un programme destiné à faciliter l’accueil des victimes de cyber-attaques. Ce programme est actuellement en phase test et pourrait être étendu à l’ensemble des zones de police.