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Question écrite concernant le phénomène des cortèges de mariage.

de
Dominiek Lootens-Stael
à
Rudi Vervoort, ministre-président du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé du développement territorial et de la rénovation urbaine, du tourisme, de la promotion de l'image de Bruxelles et du biculturel d'intérêt régional (question n°18)

 
Date de réception: 16/09/2019 Date de publication: 15/11/2019
Législature: 19/24 Session: 19/20 Date de réponse: 06/11/2019
 
Date Intitulé de l'acte de Référence page
03/10/2019 Recevable p.m.
 
Question    Les cortèges de mariage organisés par certains et qui rendent régulièrement nos rues dangereuses, sont en passe de devenir un vrai fléau. Récemment encore (le 14 septembre), des « noceurs » ont jugé nécessaire de bloquer avec leur voiture une voie à sens unique d’Evere et d’y exécuter des manœuvres dangereuses. Ils auraient par exemple effectué des démarrages en trombe à 80 km/h.

La Région met à juste titre de plus en plus l’accent sur la sécurité routière, le respect et le souci des usagers faibles. Il va sans dire que ce genre de comportement asocial et dangereux ne cadre pas avec cette approche. Il est par conséquent très préoccupant de voir l’échevin de la mobilité d’Evere minimiser les choses.

« Quelques minutes de musique, en pleine journée, pour fêter une mariée, ce n’est pas un drame, » réagit le responsable politique dans La Capitale. « Je pense que ce sont les chauffeurs à côté des voitures (qui bloquaient la rue) et j’ose croire qu’ils auraient bien évidemment bougé leurs véhicules en cas de souci. »

En résumé : enfreindre la loi et avoir un comportement asocial est autorisé tant qu’on reste à côté de sa voiture.

Avez-vous connaissance du problème des cortèges de mariage dans la Région ?

Quelles mesures prend-on ?

Attirerez-vous l’attention de l’échevin d’Evere sur la législation en la matière ?

Se concerte-t-on avec les services de police afin de lutter contre ce phénomène ?
 
 
Réponse    J’ai l’honneur de vous adresser les éléments de réponse suivants :

Les faits évoqués dans la question sont des infractions au Code de la route et peuvent, par conséquent, être sanctionnés comme tel par la police locale.

Au-delà de ce constat, en matière de mobilité en Région bruxelloise, les priorités sont fixées par les Etats généraux de la sécurité routière et le Plan d’actions régional de sécurité routière 2011-2020 (PASR) lequel est décliné en 9 objectifs stratégiques, 48 objectifs opérationnels et 183 actions.


A cet égard, le Plan Global de Sécurité et de Prévention (PGSP) précise, dans le cadre du chapitre Mobilité et sécurité routière, que la lutte contre la vitesse excessive et la réduction des comportements dangereux et inadaptés sont des objectifs prioritaires.

A ce titre, la Région a arrêté des mesures stratégiques en la matière. On peut notamment citer :
- Placer des radars préventifs fixes ou mobiles ;
- Fournir une information continue au grand public sur les règles du code de la route ;
- Déployer le réseau de caméras ANPR, en concertation avec les polices locale et fédérale et mettre sur pied un Centre régional de traitement des infractions ;


- Renforcer les actions de contrôle en matière de vitesses excessives ;
- (…)

Une concertation en matière de mobilité et sécurité est évidemment organisée au niveau de la Région bruxelloise. Elle se tient au sein de la plateforme opérationnelle sécurité routière qui réunit les services Directeur Coordonnateur de la police fédérale et les acteurs locaux (6 zones) et régionaux (BM, BPS, STIB).