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Question écrite concernant emplois, femmes et déconfinement.

de
Margaux De Ré
à
Bernard Clerfayt, ministre du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale chargé de l'emploi et de la formation professionnelle, de la transition numérique, des pouvoirs locaux et du bien-être animal (question n°321)

 
Date de réception: 22/06/2020 Date de publication: 11/09/2020
Législature: 19/24 Session: 19/20 Date de réponse: 11/09/2020
 
Date Intitulé de l'acte de Référence page
30/06/2020 Recevable p.m.
 
Question    La Crise du Coronavirus a un impact considérable sur les femmes à plusieurs égards, et le plus préoccupant est sans aucun doute l’impact professionnel et économique : pertes d’emplois, contrats temporaires pour certains métiers de première ligne, chômage complet ou partiel, etc.

Dans certains cas, je prendrai par exemple ici celui d’une maman solo, la situation est plus qu’alarmante. On le sait, les femmes ont généralement déjà des situations économiques et
professionnelles plus fragiles : plus de contrats précaires, de temps partiels de postes à moindre responsabilité, et j’en passe.

Mes questions aujourd’hui porteront donc précisément sur les femmes, l’emploi et la formation, au regard du (dé-)confinement.

- Avez-vous des chiffres sur la répartition genrée des pertes d’emploi et de mise au chômage dans notre Région suite à la crise du Coronavirus ?

- Y a-t-il des un plan ou une réflexion en cours concernant la remise à l’emploi de ces femmes, notamment dans des secteurs en pénurie ou encore dans les secteurs où elles
sont sous-représentées ? Je pense notamment aux femmes qui ont dû travailler davantage
pendant la crise et qui vont se retrouver en fin de contrat après celle-ci, épuisées, avec de
plus bas revenus. Comment prévoyez-vous de les soutenir ?
 
 
Réponse    Bien que la Région de Bruxelles-Capitale ne dispose pas de l’ensemble des données concernant le chômage temporaire Covid-19, nous pouvons faire des estimations sur base des données globales qui nous sont communiqués par l’Onem.

En prenant en considération les salariés domiciliés à Bruxelles, on observe pour le mois d’avril 2020, qu’environ 92.500 salariés bruxellois ont eu recours au chômage temporaire (soit 27,3% des salariés). Parmi ceux-ci, environ 45.500 femmes (soit 26,7% des travailleurs salariés bruxellois) et 47.000 hommes (soit 27,9% des salariés). Ces données montrent que les proportions de femmes et d’hommes ayant eu recours au chômage temporaire sont relativement similaires.

Le tableau ci-dessous, reprend l’évolution mensuelle des demandeurs d’emploi inoccupés (DEI) par genre.
Ces données se basent uniquement sur les inscriptions des demandeurs d’emploi chez Actiris, elles ne comprennent pas les informations relatives aux mesures temporaires (chômage temporaire et droit passerelle), car les personnes qui y ont recours sont encore considérées comme étant à l’emploi.

Le suivi mensuel, depuis le début de la période de confinement et jusque fin juin 2020, ne montre pas d’augmentation importante des DEI à ce stade, quel que soit le genre. La mobilisation des mesures de chômage temporaire et du droit passerelle joue un rôle d’amortisseur et expliquerait en partie l’impact peu perceptible à ce stade de la crise du coronavirus sur l’évolution des DEI.

Ces données, ainsi que d’autres informations complémentaires relatives au chômage dans la Région de Bruxelles-Capitale, sont accessibles sur viewstat : viewstat.actiris.brussel.

Période

Genre

Demandeurs d’emploi inoccupés

Evolution – base annuelle

Evolution – base mensuelle

Mars 2020

Hommes

46.708

+0,1%

+0,3%

Femmes

41.800

-2,4%

-0,7%

Total

88.508

-1,1%

-0,2%

Avril 2020

Hommes

46.253

+1,8%

-1%

Femmes

41.018

-1,1%

-1,9%

Total

87.271

+0,4%

-1,4%

Mai 2020

Hommes

45.147

+1%

-2,4%

Femmes

39.783

-2,8%

-3%

Total

84.930

-0,8%

-2,7%

Juin 2020

Hommes

45.443

+2,4%

+0,7%

Femmes

39.958

-3,1%

+0,4%

Total

85.401

-0,2%

+0,6%

 


Pour rappel, le Gouvernement bruxellois s’est engagé dans la Déclaration de politique régionale à établir un plan d’action spécifique aux familles monoparentales dans un esprit de concertation avec les acteurs.

Dans le cadre de la Stratégie GO4Brussels 2030, dans l’Objectif 2.2 « Garantir l’accès à un emploi stable et durable pour tous », le chantier 8 prévoit de « Soutenir des actions menées en matière de conciliation de la vie professionnelle avec la vie privée ». La mesure vise à analyser, adapter, si nécessaire et mettre en œuvre le plan « familles monoparentales »


Ce chantier va être co-géré avec la Ministre Ben Hamou et en collaboration avec Brupartners et les associations actives sur le terrain. L’objectif de ce plan est de mieux orienter l’aide à ces familles dans leur quotidien afin qu’elles puissent bénéficier de leviers efficaces et adaptés. En effet, il est important d’établir un plan global car parler de l’emploi pour ces familles sans tenir compte des autres difficultés auxquels elles sont confrontés ne serait pas une solution efficace. C’est pourquoi différentes thématiques seront abordées :
- Prévention/information/sensibilisation
- Logement
- Mobilité
- Urbanisme
- Emploi/Formation
- Crèches/extra-scolaire
- Numérique
Pouvoirs locaux