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Question écrite concernant la logique intersectionnelle et les initiatives et réflexions de votre cabinet intégrant celle-ci.

de
Emin Özkara
à
Sven Gatz, ministre du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé des finances, du budget, de la fonction publique, de la promotion du multilinguisme et de l'image de Bruxelles (question n°272)

Matière(s):
 
Date de réception: 11/01/2021 Date de publication: 11/03/2021
Législature: 19/24 Session: 20/21 Date de réponse: 23/02/2021
 
Date Intitulé de l'acte de Référence page
02/02/2021 Recevable p.m.
 
Question    Comme vous savez, en matière de lutte contre les discriminations, la Région bruxelloise souhaite voir se développer une logique intersectionnelle dans l’analyse et le traitement des discriminations, certains publics subissant en effet le croisement ou l’accumulation de facteurs discriminatoires. Cet engagement est d'ailleurs inscrit dans sa Déclaration de Politique Régionale.

Au regard de ce qui précède et en votre qualité de Ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale (RBC), chargé des Finances, du Budget, de la Fonction publique, de la Promotion du Multilinguisme et de l’Image de Bruxelles, je souhaite vous poser les questions suivantes :

1. Quels sont les initiatives et/ou projets relevant de vos compétences qui intègrent une logique intersectionnelle déjà mis en œuvre par votre cabinet ?

2. Quelles sont les réflexions intégrant une logique intersectionnelle en cours au sein de votre cabinet ?

3. Une réflexion a-t-elle été menée par votre cabinet afin d'intégrer une logique intersectionnelle dans les plans d'action diversité des institutions publiques afin de (mieux) prendre en compte le croisement ou l’accumulation de facteurs discriminatoires ?

4. Des plans d'action diversité intègrent-ils déjà une logique intersectionnelle ? Si oui, lesquels et pour quelles institutions publiques ?
 
 
Réponse    Réponse Equal

Chaque personne possède plusieurs niveaux d’identité et peut se définir elle-même, ou être définie par d’autres, selon un certain nombre de critères, notamment le genre, le sexe, l’orientation sexuelle, la nationalité, l’appartenance ethnique, le statut social, le handicap ou encore la religion. 

Les discriminations intersectionnelles et multiples, séquentielles ou additives, sont des expressions de cette réalité multiple. Nous ne sommes pas seulement des femmes, des hommes ou des personnes trans, nous ne sommes pas seulement des personnes jeunes, vieilles ou d'âge moyen, nous ne sommes pas seulement des personnes avec ou sans handicap visible ou invisible. Nous sommes toutes ces identités à la fois. La discrimination intersectionnelle est celle qui repose simultanément sur plusieurs de ces identités qui interagissent d’une manière inséparable.

La politique du Gouvernement doit revêtir une approche intersectionnelle afin d'accorder une attention particulière aux personnes et aux groupes qui sont particulièrement discriminés ou attaqués parce que leur identité trouve à ces croisements.

Ainsi, une perspective intersectionnelle est encouragée au sein des projets de subvention et introduite comme un critère distinct dans l'analyse des projets. Les associations sont également invitées à ne pas travailler en cercle fermé, mais à mettre en place des collaborations et synergies afin d'atteindre différents types de publics et de travailler de manière plus transversale et experte.

Dans les plans d’actions régionaux, il est important de viser une approche intersectionnelle dans chaque mesure. C'est pourquoi la cohérence entre les différents plans d'action est importante, et la synergie et la complémentarité entre le plan de lutte contre les violences faites aux femmes et les plans racisme, LGBTQIA+ dont l’élaboration est en cours est nécessaire. Ainsi, les experts et les organes de consultation sur le racisme, par exemple, peuvent contribuer au plan contre les violences et vice versa, et assurer une approche intersectionnelle sensible aux formes subtiles et multiples de discrimination et de violences.

Le plan d’action interfédéral de lutte contre le racisme à l’élaboration duquel la Région participe activement, intègre l’intersectionnalité comme principe directeur de tous ses objectifs et actions.

Enfin, dans les campagnes de sensibilisation et d’information, une attention est portée à visibiliser la diversité du public cible, dont les acteurs et actrices sont intégré.e.s, dans toute leur diversité, à l'élaboration de chacune des campagnes d'equal.brussels. Ainsi, le comité d'accompagnement est largement composé de représentant.e.s de la société civile et des Conseils consultatifs. De plus, les outils de campagnes sont ensuite diffusés auprès des associations et autres partenaires qui en assurent donc le relais et l’accessibilité pour les publics les plus divers.


Réponse de la Direction de la Communication

Le volet lutte contre les discriminations, la promotion de la diversité et partant plus largement ce concept d’intersectionnalité ne relève pas de la direction de la Communication.